En résumé

Pourquoi ce médicament ?

MYLOTARG est utilisé pour traiter la leucémie aiguë myéloïde (LAM) chez les adultes et les adolescents de 15 ans et plus.

Comment le prendre ?

Il est administré par perfusion intraveineuse, après dilution d'une poudre.

À retenir

- Prescription réservée aux médecins compétents en maladie du sang.
- Indications spécifiques : LAM CD33+ de novo, naïfs de traitement, en bon état général.
- Contre-indications : mutation du gène FLT3 éligible à un traitement par midostaurine (RYDAPT)

Source : IA — Mis à jour le 07/08/2026
Ce résumé combine données officielles BDPM et connaissances médicales généralisées.

MYLOTARG 5 mg, poudre pour solution à diluer pour perfusion

poudre pour solution à diluer pour perfusion Commercialisé

Voie d'administration : intraveineuse

Titulaire : PFIZER EUROPE MA EEIG (BELGIQUE)

Date d'AMM : 19/04/2018

Substances actives

Substance Dosage Nature
GEMTUZUMAB OZOGAMICINE
Code : 39428
5 mg SA

Présentations & Prix

Présentation Prix Remboursement
1 flacon en verre de 5 mg
CIP : 5505401
—

Conditions de prescription

prescription réservée aux médecins compétents en maladie du sang

Service Médical Rendu (SMR)

Important

Le service médical rendu par MYLOTARG est important uniquement chez les patients de 15 ans et plus atteints de LAM CD33+ de novo, naïfs de traitement, en bon état général (ECOG 0 ou 1) à l’exception de la LAM avec mutation du gène FLT3 éligible à un traitement par midostaurine (RYDAPT) et de la leucémie aiguë promyélocytaire. ;

Amélioration SMR (ASMR)

V

Compte tenu :
• de la démonstration de la supériorité de l’ajout de MYLOTARG au protocole de chimiothérapies standard à base de daunorubicine et cytarabine par rapport à ce même protocole durant les phases d’induction et de consolidation du traitement de la LAM de novo CD33+, en termes de survie sans événement, avec un gain cliniquement pertinent (+ 7,8 mois . HR = 0,562 . IC95% [0,415 . 0,762] . p = 0,0002), chez des patients âgés de 50 à 70 ans, naïfs de traitement .
• d’un biais de mesure possible sur le critère de jugement principal, (survie sans événement) qui a été évalué par l’investigateur dans une étude réalisée en ouvert,
• de la démonstration de l’absence d’intérêt de l’ajout de MYLOTARG au protocole de chimiothérapies standard sur la survie globale (critère de jugement secondaire hiérarchisé) dans un contexte où le pronostic vital des patients est engagé à court ou moyen terme, ce qui limite la pertinence clinique de l’effet observé sur la survie sans événement .
• de l’absence de recueil de données sur la qualité de vie .
• du profil de tolérance de MYLOTARG marqué par un nombre plus élevé d’événements indésirables graves toute cause (67,2 % versus 55,5 %) .
• et des arrêts de traitement pour événements indésirables, observés chez 31,1 % des patients traités par MYLOTARG (versus 7,3 % dans le groupe chimiothérapies standard) .
la Commission considère que MYLOTARG, en association avec la daunorubicine et la cytarabine, dans le traitement des patients âgés de 15 ans et plus atteints de leucémie aiguë myéloïde d’expression positive du CD33, de novo, naïfs de traitement, n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à l’association daunorubicine et cytarabine.

Avertissement Ces informations sont issues des données publiques de l'ANSM. Elles ne remplacent pas l'avis d'un médecin ou d'un pharmacien.